Marie Reine de l'univers

Le 22 août, l'Église fait mémoire de Marie, Reine de l'univers. Qu'elle reçoive en hommage cette méditation.

CINQUIÈME MYSTÈRE : MARIE REINE DE L’UNIVERS

Prière au Père

 

Méditation :

            Le ConcileVatican II, après avoir évoqué le rôle de Marie dans l’économie du salut, conclut : « Enfin la Vierge immaculée, préservée par Dieu de toute souillure de la faute originelle [Pie IX, bulle Ineffabilis, 8 déc. 1854], ayant accompli le cours de sa vie terrestre, fut élevée corps et âme à la gloire du ciel [cf. Pie XII, Constitution apostolique Munificentis-simus, 1ernov.1950], et exaltée par le Seigneur comme la Reine de l’univers, pour être ainsi plus entièrement conforme à son Fils, Seigneur des seigneurs (cf. Ap19, 16), victorieux du péché et de la mort [cf. Pie XII, encycl. Ad caeli Reginam, 11 oct. 1954]. » (LG 59)                     

Ce texte des Pères attire notre attention sur trois points importants :                                

Le premier est le lien étroit entre l’Assomption et le couronnement de Marie. Ceci    est signifié dans la liturgie, qui situe la mémoire du couronnement de Marie huit jours après  la solennité de l’Assomption.                                                                                                          

Le deuxième point est le lien très étroit entre la royauté du Christ et celle de sa Mère. « Marie est Reine, affirme Benoît XVI, parce qu’elle est associée de manière unique à son Fils, sur son chemin terrestre comme dans la gloire du ciel. » (Homélie du 22/8/12)                     

Et le troisième en découle. Le Père n’a pas placé Marie sur un trône où elle resterait assise, immobile, pour recevoir la vénération des anges et des saints ! Celle qui s’est dite l’humble servante du Seigneur y répugnerait ! Elle participe à la royauté de Jésus qui, ayant connu l’humiliation de la croix, et après avoir vaincu ainsi le mal, le péché et la mort, continue, au ciel, à aimer, à servir et à sauver les membres de son Corps mystique dans leur pèlerinage souvent difficile sur la terre. C’est ainsi que Marie est Reine : elle comble ses enfants qui l’en supplient des grâces qu’elle puise dans le Cœur de Jésus.                                    

« La sainte Vierge, notre Mère, qui est à côté de son Fils Jésus dans la gloire du ciel, est toujours avec nous dans le déroulement quotidien de notre vie. Le titre de Reine est donc un titre de confiance, de joie, d’amour. Et nous savons que celle qui a entre ses mains le sort du monde est bonne, qu’elle nous aime et nous aide dans nos difficultés. Dans notre prière, n’oublions pas de nous adresser à elle avec confiance. » (Benoît XVI, Homélie du 22/8/12)

 

Prière (Préface de la fête): Vraiment, il est juste et bon de te rendre grâce, il est juste et bon de te glorifier, Père très saint, par le Christ notre Seigneur. Dans ta miséricorde et ta justice, tu disperses les superbes, tu élèves les humbles. Tu as couronné ton Christ de gloire et d’honneur, lui qui s’était abaissé jusqu’à la mort, et tu l’as placé à ta droite, Roi des rois et Seigneur des Seigneurs. Tu as agi de même envers la Vierge Marie, ton humble servante : elle qui a supporté la douleur et la honte de la croix de son Fils, tu l’as élevée bien au-dessus des anges : elle règne dans la gloire avec le Christ, intercédant pour tous les hommes, avocate de grâce et Reine de l’univers. Voilà pourquoi, (…) nous proclamons ta gloire et disons :                                               

Notre Père…

 

1 – Marie devient Reine parce qu’elle est la Mère du Christ Roi de l’univers

 

La Parole de Dieu : Ps 44,14-15                                                                                                   

Fille de roi, elle est là, dans sa gloire, vêtue d'étoffes d'or ; on la conduit, toute parée, vers le roi.

 

Méditation :                                                                                                                                   

Comme le dit magnifiquement la préface de la fête de ce jour, Vierge Marie, c’est parce que tu es la Mère du Christ, Roi de l’univers, parce que tu as vécu avec lui l’humiliation de la croix, qui lui a valu de devenir « Roi des rois et Seigneur des Seigneurs », que le Père t’a donné de régner dans la gloire avec lui !                                                                                  

Cette royauté ne t’éloigne pas de nous, au contraire ! Tu restes la plus humble des servantes et serviteurs de Dieu ! Tu restes pour chacun de nous une Mère très douce et très clémente, qui nous aime d’un amour inconditionnel ! Et tu nous prends par la main pour nous conduire, confiants, « jusqu’au Roi dont les serviteurs sont eux-mêmes des rois » (LG 36).          Ave

 

Textes :                                                                                                                                           

Le peuple chrétien, même dans les siècles passés, croyait avec raison que celle dont est né le Fils du Très-Haut, qui " régnera à jamais dans la maison de Jacob", (Lc 1,32) " Prince de la paix ", (Is 9,6) " Roi des rois et Seigneur des Seigneurs", (Ap 19,16) avait reçu plus que toute autre créature des grâces et privilèges uniques ; et considérant aussi les relations étroites qui unissaient la mère au fils, il a reconnu sans peine la dignité royale suprême de la Mère de Dieu. C'est pourquoi il n'est pas étonnant que les anciens écrivains ecclésiastiques, forts de    la parole de l'Archange Gabriel prédisant que le Fils de Marie régnerait éternellement (cf. Lc 1,32-33), et de celle d'Élisabeth, qui, en la saluant avec respect, l'appelait " la Mère de mon Seigneur" (Lc 1,43), aient déjà appelé Marie " la Mère du Roi ", " la Mère du Seigneur ", montrant clairement qu'en vertu de la dignité royale de son Fils elle possédait une grandeur   et une excellence à part.                                                                                                            

Saint Jean Damascène a donc raison d'écrire : " Elle est vraiment devenue la Souve-raine de toute la création au moment où elle devint Mère du Créateur " (De fide orthodoxa, l. IV, c. 14, P. G. XCIV, 1158 s. B), et l'Archange Gabriel lui-même peut être appelé le premier héraut de la dignité royale de Marie.                                                                                                   (Pie XII, Encyclique Ad caeli Reginam I)

            « Si le Fils qu’elle a mis au monde est roi, dit saint Athanase, la Vierge, sa Mère, doit ; en toute rigueur de vérité, être tenue pour Reine et Souveraine et en porter le nom. »

« C’est, remarque saint Bernardin de Sienne, à partir du moment où elle consentit à devenir la Mère du Verbe éternel, que Marie mérita d’être constituée Reine du monde et de   la création tout entière. Son consentement, dit-il, lui valut le sceptre du monde, l’empire de l’univers et la souveraineté  sur toutes les créatures. »                                                           

Voici comment raisonne Arnauld de Chartres : « La chair de Jésus et celle de Marie sont une seule et même chair ; comment donc la Mère pourrait-elle ne point partager la souveraineté de son Fils ? Ce n’est point assez de dire qu’elle la partage : la gloire royale du Fils et celle de la Mère sont une seule et même gloire ! » (…)                                                      

L’abbé Guéric tient à la divine Mère ce langage : « Continuez, ô Marie, continuez avec assurance à exercer votre empire ; n’hésitez pas ; agissez en Reine, disposant à votre gré des biens de votre Fils. Vous êtes la Mère et l’épouse du Roi de l’univers : à vous le droit de régner, à vous la puissance souveraine sur toutes les créatures. »                                                           (Saint Alphonse de LIGUORI, Les gloires de Marie, p.3-4)

5 - La Vierge Marie règne sur l’univers entier avec un cœur maternel

 

La Parole de Dieu : Jn 19,25-27                                                                                                  

25Or, près de la croix de Jésus se tenaient sa mère et la sœur de sa mère, Marie, femme de Cléophas, et Marie Madeleine. 26Jésus, voyant sa mère, et près d’elle le disciple qu’il aimait, dit à sa mère : « Femme, voici ton fils. » 27Puis il dit au disciple : « Voici ta mère. » Et à partir de cette heure-là, le disciple la prit chez lui.

 

Méditation :                                                                                                                                   

Sainte Marie, Mère de Dieu, tu étais debout au pied de la croix. C’était l’heure où Jésus, le Christ, triomphait de Satan, du mal et du péché, et devenait par son amour « jusqu’au bout » « le Roi des Juifs » (Mt 27,37), le Roi l’univers. Toi, Vierge Marie, à qui, par une grâce prévenante, il avait donné de vaincre également Satan et le péché,  tu étais associée d’un cœur maternel à son sacrifice, c’est pourquoi il t’a confié d’être la Mère de tous les rachetés.            

Maintenant que tu es dans la gloire avec lui, associée à sa Royauté, il a remis entre tes mains tout l’ordre de la miséricorde, et tu l’exerces avec ton cœur maternel envers tous tes enfants qui se confient en toi. Tu veux ainsi faire advenir le règne de ton divin Fils, « règne de vie et de vérité, règne de grâce et de sainteté, règne de justice, d’amour et de paix » (préface de la fête du Christ Roi), « intercédant pour tous les hommes, avocate de grâce et Reine de l’univers » (préface de Marie Reine).                                                                                             

Vierge Marie, notre « Reine et Mère de miséricorde », dans les quatre points suivants nous allons voir comment tu nous viens en aide, à nous tes enfants qui sommes encore « dans cette vallée de larmes », et qui souvent « crions et soupirons vers toi » afin que « tu tournes vers nous tes regards miséricordieux » et sois « notre avocate » auprès de Dieu (salve Regina). Tu es « une Reine toute bonne, toute clémente, tout inclinée à nous faire du bien »                         (Saint Alphonse de LIGUORI, Gloires de Marie p.4).        Ave

 

Textes :

Que veut dire l’expression Marie Reine ? (…) Qu’est-ce que cette royauté ? C’est une conséquence de son union à son Fils, de son existence au ciel, c’est-à-dire en communion avec Dieu ; elle participe à la responsabilité de Dieu pour le monde, à l’amour de Dieu pour le monde. On se fait une idée ordinaire, commune, du roi ou de la reine : ce serait une personne de pouvoir, de richesse. Mais ce n’est pas le style de royauté de Jésus et de Marie. Pensons au Seigneur : la royauté et la manière d’être roi de Jésus est tissée d’humilité, de service, d’amour : c’est surtout servir, aider, aimer. Rappelons-nous que Jésus a été proclamé roi sur la croix par cette inscription écrite par Pilate : « Roi des Juifs » (cf. Mc 15, 26). A ce moment-là, comment est-il roi ? En souffrant avec nous, pour nous, en nous aimant jusqu’au bout, et c’est ainsi qu’il gouverne et qu’il crée la vérité, l’amour, la justice. Ou bien pensons encore à un autre moment : lors de la dernière Cène, il se penche pour laver les pieds de ses amis. La royauté de Jésus n’a donc rien à voir avec celle des puissants de la terre. C’est un roi qui sert ses serviteurs ; c’est ce qu’il a démontré par toute sa vie. Et la même chose vaut aussi pour Marie : elle est reine dans son service rendu à Dieu pour l’humanité, reine par l’amour : elle vit le don de soi à Dieu pour entrer dans le dessein de salut de l’homme. A l’ange elle répond : Me voici, je suis la servante du Seigneur(cf. Lc 1, 38) et dans le Magnificat, elle chante : Dieu a regardé l’humilité de sa servante(cf. Lc 1, 48). Elle nous aide. C’est justement en nous aimant qu’elle est reine, en nous aidant dans toutes nos nécessités ; elle est notre sœur, humble servante.                                                                                                                                (Benoît XVI, Homélie du 22/8/2012)

 

À partir du consentement qu’elle apporta par sa foi au jour de l’Annonciation et qu’elle maintint sous la croix dans sa fermeté, cette maternité de Marie dans l’économie de    la grâce se continue sans interruption jusqu’à la consommation définitive de tous les élus.     En effet, après l’Assomption au ciel, son rôle dans le salut ne s’interrompt pas : par son intercession multiple, elle continue à nous obtenir les dons qui assurent notre salut éternel. Son amour maternel la rend attentive aux frères de son Fils dont le pèlerinage n’est pas achevé, et qui se trouvent engagés dans les périls et les épreuves, jusqu’à ce qu’ils parviennent à la patrie bienheureuse. C’est pourquoi la bienheureuse Vierge est invoquée dans l’Église sous les titres d’avocate, auxiliatrice, secourable, médiatrice, tout cela cependant entendu de telle sorte que nulle dérogation, nulle addition n’en résulte quant à la dignité et à l’efficacité de l’unique Médiateur, le Christ. (Lumen gentium62)

 

Sans doute, seul Jésus-Christ, Dieu et homme, est Roi, au sens plein, propre et absolu du mot ; Marie, toutefois, participe aussi à sa dignité royale, bien que d'une manière limitée et analogique, parce qu'elle est la Mère du Christ Dieu et qu'elle est associée à l'œuvre du Divin Rédempteur dans sa lutte contre ses ennemis et dans son triomphe remporté sur eux tous.      En effet par cette union avec le Christ Roi Elle atteint une gloire tellement sublime qu'elle dépasse l'excellence de toutes les choses créées : de cette même union avec le Christ, découle la puissance royale qui l'autorise à distribuer les trésors du Royaume du Divin Rédempteur ; enfin cette même union avec le Christ est source de l'efficacité inépuisable de son intercession maternelle auprès du Fils et du Père. (…)                                                                                             

La Bienheureuse Vierge n'a pas seulement réalisé le suprême degré, après le Christ, de l'excellence et de la perfection mais elle participe aussi en quelque sorte à l'action par laquelle on dit avec raison que son Fils, notre Rédempteur, règne sur les esprits et les volontés des hommes. En effet, si le Verbe opère les miracles et répand la grâce par le moyen de son humanité, s'il se sert des Sacrements et des Saints comme d'instruments pour le salut des âmes, pourquoi ne peut-il pas se servir de se Mère très Sainte pour nous distribuer les fruits de la Rédemption ? Vraiment c'est avec un cœur maternel comme dit encore Notre Prédécesseur Pie IX - que, traitant l'affaire de notre salut, elle se préoccupe de tout le genre humain, ayant été établie par le Seigneur Reine du ciel et de la terre et se trouvant exaltée au dessus de
tous les chœurs des Anges et de tous les Saints du ciel à la droite de son Fils unique, Jésus-Christ Notre Seigneur : elle obtient audience par la puissance de ses supplications maternelles, elle reçoit tout ce qu'elle demande et ne connaît jamais de refus (Bulle Ineffabilis Deus).          À ce propos, un autre de Nos Prédécesseurs, Léon XIII d'heureuse mémoire, déclara que la Bienheureuse Vierge Marie dispose d'un pouvoir " presque sans limites " pour concéder des grâces, et Saint Pie X ajoute que Marie remplit cet office " pour ainsi dire par droit maternel ".     (Pie XII, Encyclique Ad caeli Reginam III)

 

Supplique à la Reine du Rosaire de Pompéi :

            Ô Auguste Reine des Victoires, ô Souveraine du Ciel et de la Terre, à ton nom se réjouissent les cieux et tremblent les abysses. Ô Reine glorieuse du Rosaire, nous, tes fils dévoués, (…) nous épanchons les affections de notre cœur, et avec une confiance toute filiale,  nous t’exprimons nos misères. Du Trône de clémence où tu es assise en Reine, tourne,            ô Marie, ton regard compatissant sur nous, sur nos familles, sur la France, sur l’Europe, sur le monde. (…)

Chers amis,

Si vous souhaitez lire et méditer l'ensemble de ce texte, vous pouvez vous reporter à mon site: paulsalaun5604.wix.com/misericorde, à l'onglet ROSAIRE: les mystères glorieux.

Texte

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